Jane Fonda

Jane Fonda

Date de naissance 21.12.1937 à New York City, NY, Etats-Unis d Amérique

Links janefonda.com (Anglais)

Jane Fonda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jane Fonda
Jane Fonda au Festival de Cannes en 2007.

Nom Lady Jayne Seymour Fonda
Naissance décembre 1937 21 (21-12-1937) (1992 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Américaine
Profession(s) actrice, productrice
Conjoint(e) Ted Turner (1991-2001)
Tom Hayden (1973-1990)
Roger Vadim (1965-1973)
Fiche IMDb

Jane Fonda (21 décembre 1937 à New York) est une actrice et une productrice américaine, également féministe et militante pacifiste.

Biographie

Son père est l'acteur Henry Fonda et sa mère est Frances Ford Seymour (en). Jane est la sur de Peter Fonda et la tante de Bridget Fonda.

La mère de Jane, Frances, était la seconde des cinq femmes d'Henry Fonda, et avait été précédemment l'épouse du millionnaire George Tuttle Brokaw (en), premier mari de lécrivain Clare Boothe Luce. Après un placement volontaire en observation dans un asile, Frances Fonda se suicida en se tranchant la gorge avec une lame de rasoir, en avril 1950, alors que Jane était âgée de 12 ans. En 2005, dans ses mémoires, lactrice écrit que pour sa recherche documentaire, elle fut autorisée à accéder au dossier psychiatrique de sa mère et découvrit qu'elle avait été violentée dans son enfance, un traumatisme qui a sans nul doute contribué à son instabilité émotionnelle et mentale ultérieures.

Jane devient une star internationale grâce à l'adaptation du roman d'Horace McCoy par Sydney Pollack: On achève bien les chevaux en 1969. En 1972, elle tourne avec Yves Montand sous la direction de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Gorin dans Tout va bien. Plus tard, les deux réalisateurs en hommage à l'actrice feront un autre film : Letter to Jane où ils commentent une heure durant la photographie de Jane prise lors de son voyage au Vietnam en pleine guerre, faisant à ce moment-là les gros titres de l'actualité.

Très engagée politiquement, elle fut une des figures les plus en vue de l'Amérique politisée et contestataire des années 1960. Elle a activement soutenu le Mouvement afro-américain des droits civiques et défendu le leader des Black Panthers : Huey P. Newton. Elle avait également alerté l'opinion publique sur la situation désastreuse des Amérindiens aux États-Unis et a longtemps lutté pour les droits des femmes, s'affirmant féministe. Durant la guerre du Viêt Nam, ses prises de position contre le gouvernement américain de l'époque ainsi que son voyage au Vietnam en 1972 où elle est allée rendre visite à des prisonniers de guerre et des villageois isolés, soutenant la thèse selon laquelle Richard Nixon avait donné l'ordre de bombarder le système de digues des rivières du Nord communiste, ont longtemps alimenté la polémique.

La photographie[1] où on la voyait monter sur le siège d'un canon anti-aérien nord-vietnamien coiffée d'un casque militaire, a attiré l'attention. L'action de Jane Fonda au Vietnam a été violemment dénoncée par la classe politique américaine qui a vu en elle le symbole de l'antipatriote. 20 ans après, Jane a exprimé ses regrets quant à sa pose sur la photo avant de se raviser.

Elle a cessé sa carrière d'actrice au début des années 1990, mais apparaît de temps en temps dans des feuilletons télévisés.

C'est en 2005 qu'elle réalise son grand retour pour le cinéma avec une comédie qui l'oppose à Jennifer Lopez : Sa mère ou moi.

Toujours très active politiquement, elle a souvent critiqué l'administration Bush notamment à propos de l'intervention militaire en Irak et de la mauvaise gestion des dégâts causés par le cyclone Katrina à La Nouvelle-Orléans. Elle milite aujourd'hui pour la paix et la résolution du conflit israélo-palestinien.

Parlant parfaitement le français, elle a été mariée (1965-1972) au réalisateur Roger Vadim, dont elle a eu une fille, Vanessa. Le cinéaste avec Barbarella en avait fait un sex symbol des années soixante. Elle a ensuite épousé, en 1973, le sénateur démocrate Tom Hayden (en), dont elle partageait les engagements politiques. Le couple a divorcé en 1989. Ensemble, ils ont eu un fils, l'acteur Troy Garity (qui porte le nom de sa grand-mère paternelle) et adopté une fille. En 1991, elle a épousé en troisièmes noces le magnat de la presse américain, Ted Turner, dont elle a divorcé en 2001.

Privilégiant un cinéma d'auteur engagé qu'elle finit même par produire (comme Le Retour), Jane a su se faire un prénom à Hollywood sans que plane sur elle l'ombre de son père. Elle a obtenu deux Oscars : l'un couronnant son rôle de prostituée dans le film policier Klute d'Alan J. Pakula en 1972, l'autre distinguant sa prestation en épouse de vétéran du Vietnam dans Le Retour de Hal Ashby en 1979. Elle a donné la réplique à son père Henry dans son dernier film : La Maison du lac, qu'elle a d'ailleurs financé.

Honneurs

Oscar du cinéma

  • 1970 : nomination en tant que meilleure actrice, On achève bien les chevaux
  • 1971 : meilleure actrice, Klute
  • 1978 : nomination en tant que meilleure actrice, Julia
  • 1978 : meilleure actrice, Le Retour
  • 1980 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Syndrome chinois
  • 1982 : nomination en tant que meilleure actrice de soutien, La Maison du lac
  • 1987 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Lendemain du crime

Golden Globes

  • 1961 : actrice au meilleur potentiel
  • 1971 : meilleure actrice dans un film (drame), Klute
  • 1972 : actrice mondialement favorite
  • 1977 : meilleure actrice dans un film (drame), Julia
  • 1978 : actrice mondialement favorite
  • 1978 : meilleure actrice dans un film (drame), Le Retour

Festival de Cannes

  • 2007 : Palmes d'honneur d'interprétation

Autres

  • 1984, Emmy Awards, The Dollmaker

Filmographie

  • 1960 : La Tête à l'envers (Tall Story) de Joshua Logan : June Ryder
  • 1962 : La Rue chaude (Walk on the Wild Side) d'Edward Dmytryk
  • 1962 : Les Liaisons coupables (The Chapman Report) de George Cukor
  • 1962 : L'École des jeunes mariés (Period of Adjustment) de George Roy Hill
  • 1963 : Dans la douceur du jour (In the Cool of the Day) de Robert Stevens
  • 1963 : Un dimanche à New York (Sunday in New York) de Peter Tewksbury
  • 1964 : Les Félins de René Clément : Melinda
  • 1964 : La Ronde de Roger Vadim
  • 1965 : Cat Ballou d'Elliot Silverstein
  • 1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d'Arthur Penn
  • 1966 : La Curée de Roger Vadim
  • 1966 : Chaque mercredi (Any Wednesday) de Robert Ellis Miller
  • 1967 : Pieds nus dans le parc (Barefoot in the Park) de Gene Saks
  • 1967 : Que vienne la nuit (Hurry Sundown) d'Otto Preminger
  • 1968 : Histoires extraordinaires, sketch Metzengerstein de Roger Vadim : la comtesse Frederica
  • 1968 : Barbarella de Roger Vadim : Barbarella
  • 1968 : On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don't They?) de Sydney Pollack
  • 1971 : Klute de Alan J. Pakula
  • 1972 : Tout va bien de Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin
  • 1972 : F.T.A de Francine Parke
  • 1973 : Steelyard blues d'Alan Myerson
  • 1973 : Maison de poupée (A Doll's House) de Joseph Losey
  • 1976 : L'Oiseau bleu (The Blue Bird) de George Cukor
  • 1977 : Touche pas à mon gazon (Fun with Dick and Jane) de Ted Kotcheff
  • 1977 : Julia de Fred Zinnemann
  • 1978 : Le Retour (Coming Home) d'Hal Ashby
  • 1978 : Le Souffle de la tempête (Comes a Horseman) d'Alan J. Pakula
  • 1978 : California Hôtel (California Suite) d'Herbert Ross
  • 1979 : Le Syndrome chinois (The China Syndrome) de James Bridges
  • 1980 : Le Cavalier électrique (The Electric Horseman) de Sydney Pollack
  • 1980 : Comment se débarrasser de son patron (Nine to Five|9 to 5) de Colin Higgins
  • 1981 : La Maison du lac (On Golden Pond) de Mark Rydell
  • 1981 : Sois belle et tais-toi (documentaire) de Delphine Seyrig
  • 1981 : Une femme d'affaires (Rollover) d'Alan J. Pakula
  • 1984 : Les Poupées de l'espoir (The dollmaker) de Daniel Petrie (TV) : Gertie Nevels
  • 1985 : Agnès de Dieu (Agnes of God) de Norman Jewison
  • 1986 : Le Lendemain du crime (The Morning After) de Sidney Lumet
  • 1987 : Leonard Part 6 de Paul Weiland
  • 1989 : Old Gringo de Luis Puenzo
  • 1990 : Stanley & Iris de Martin Ritt
  • 1994 : A Century of Cinema de Caroline Thomas (documentaire)
  • 2002 : Searching for Debra Winger de Rosanna Arquette (documentaire)
  • 2004 : Tell Them Who You Are de Mark Wexler (documentaire)
  • 2005 : Sa mère ou moi ! (Monster-in-Law) de Robert Luketic
  • 2007 : Mère-fille, mode d'emploi (Georgia Rule) de Garry Marshall
  • 2011 : Peace, Love and Misunderstanding de Bruce Beresford
  • 2012 : Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin : Jeanne
  • 2013 : Le Majordome (The Butler) de Lee Daniels : Nancy Reagan

Théâtre

  • 2009 : 33 Variations de Moisés Kaufman

Publications

  • Jane Fonda, Ma vie (traduit de l'anglais par Marie-Hélène Dumas). Paris : éditions Plon, 2005. 590 pp.-[48] pp. de pl., 24 cm. ISBN 2-259-20281-0. Titre original : My life so far.
  • Jane Fonda, Prime time, profitez pleinement de toute votre vie (traduit de l'anglais par Stéphane Roques). Editions Plon, 2012. 427 pages. ISBN 978-2-259-21603-6. Titre original : Prime time. Making the most of all of your life

Doublage français

  • Évelyne Séléna dans :
    • Julia
    • Comment se débarrasser de son patron
    • La Maison du lac
    • Mère-fille, mode d'emploi
    • Le Majordome
  • Perette Pradier dans :
    • Que vienne la nuit
    • Klute
    • Touche pas à mon gazon
    • Le Cavalier électrique
  • Elle-même dans :
    • Barbarella
    • Cat Ballou
    • On achève bien les chevaux
  • Michèle Bardollet dans :
    • La Rue chaude
    • La Poursuite impitoyable
  • Béatrice Delfe dans :
    • California Hôtel
    • Le Syndrome chinois
  • Annie Balestra dans Agnès de Dieu
  • Frédérique Tirmont dans Sa mère ou moi

Notes et références

Liens externes

Dernière modification de cette page 01.04.2014 09:45:42

Récupérée de Jane Fonda de l'encyclopédie libre Wikipedia. Tous les textes sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.